Demandons
à Simone Bronchard, ex-concierge et présidente du fan-club
depuis 1985... La Compagnie Pour Rire a, notamment, été
créée pour faire de nous des sex-symboles millionnaires (cet objectif
n'est pas encore pleinement atteint) mais c'est, avant tout, un projet théâtral
(d'ailleurs, le directeur artistique le répète souvent) : Depuis
toujours, il nous plaît de jouer, sur le mode du divertissement, des œuvres
où chacun trouve matière à réflexion (surtout le directeur
artistique). Nous pensons (avec l'aide du directeur artistique) qu'un spectacle
théâtral doit être un "agréable voyage dans l'imaginaire,
une croisade onirique à dos d'émotion, une leçon de vie qu'il
appartient à chacun de saisir à sa manière" (là,
j'ai retenu par cœur ce que dit le directeur artistique, parce que je ne
suis pas sûr d'avoir bien compris). Nous ne concevons pas la structure du
spectacle comme une suite d'actions et de scènes mais comme une succession
logique et cohérente d'émotions, où le spectateur doit prendre
un rôle actif. Il (le spectateur, pas le directeur artistique) est incité
à prendre position, à retracer pour lui-même (mais sous le
contrôle du directeur artistique) la frontière toujours subjective
entre le bien et le mal (le directeur artistique dit que depuis la création
de l'espace Schengen, cette image fonctionne moins bien). Du
théâtre partout, du théâtre pour tous… Par
la souplesse de leur écriture et la forme de leur jeu, nos spectacles peuvent
se jouer partout. Si une salle obscure leur sert d'écrin, la place publique,
elle, les transcende, faisant resurgir dans le cœur du spectateur le charme
ancestral du théâtre forain, alliant sur le ton de l’émotion
et de l'humour une étonnante panoplie de techniques de spectacle en une
fantasmagorie de jeu scénique et de pantomime, de magie et d'illusionnisme,
de jonglerie, de musique et de manipulation de marionnettes, le tout couronné
de fausses prouesses et de véritables esbroufes (bon, c'est un peu compliqué
à comprendre, mais je trouve que c'est vachement beau cette phrase).
Voyageurs impénitents, nous aimons, au gré de la route des théâtres,
promener nos décors de villes en villages. Mais aussi, l'homme de la
rue hésitant souvent à pousser la porte de nos salles obscures,
nous irons, comme d'autres depuis des temps immémoriaux, faire du théâtre
dans la rue, installer nos tréteaux et notre caravane bigarrée sur
les places et sur les champs de foire.
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